Nous dormons ce soir à Foncebadon, village autrefois complètement en ruines où quelques maisons ont été restaurées depuis le renouveau du pèlerinage pour en faire des Albergues d'accueil pour pèlerins. 2 km avant la Cruz de Fierro, haut lieu du Camino Frances. Les pèlerins, une fois installes et le cérémonial de la douche accompli, cherchent comment se restaurer ce soir: "menu Del peregrino" à l'unique resto du coin ou alors, trouver quelques denrées à la Tienda rudimentaire.... Les Espagnols, majoritaires, croisent les Danois, les Belges, les Français, les Polonais, les Italiens.... Le Camino mérite bien son titre d'Itineraire Culturel Européen.
Mon "pèlerinage" a son "fil rouge"....
" Je suis le chemin..." dit Jésus...
Il ne dit pas "Je suis l'objectif" ou "Je suis le but à atteindre"...
Non, il dit "Je suis le chemin" !
" Je suis le chemin à arpenter, la route à suivre..."
Je reprends ce message après quelques jours... Ce matin nous avons dépassé la borne des 100 derniers km. L'ambiance à quelque peu changé... La foule des pèlerins se divise maintenant en deux grandes catégories: ceux qui sentent bon, qui viennent de commencer, qui sont "propres sur eux", qui marchent avec un tout petit sac ( leurs affaires les attendent à l'hôtel ), un GPS inutile à la main, un bourdon à 12 euros équipé de la callebasse miniature... qui vont faire les 100 derniers km... et puis les autres, ceux qui ne sentent plus très bon... qui font sécher leurs chaussettes sur leur sac à dos, qui le soir, font voir leur bronzage à hauteur des chaussettes...
Pourtant, respect pour tous ces pèlerins ! Ceux de la première et ceux de la dernière heure.... Qui serions nous pour pouvoir juger des motivations de chacun ? C'est vraiment beau de voir tout ce peuple en marche vers Compostelle !
Michel
Bravo encore qq km, et vous avez la chance de vivre à un siècle ou il ne faut pas rentrer à pieds...
RépondreSupprimerNous en croisons quelques uns qui rentrent à pied.... Ce matin au moins 6 ou 7... Jusqu'où vont ils ainsi ? Dieu sait....
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