lundi 16 juin 2014

Depuis St Aubin de Blaye

Depuis Aulnay-de-Saintonge

Algunos cuentos de Isabel Allende antes de dormir para leer en espanol y prepararme a hablar durante El Camino Frances en Espana...

Orage, averses, cloche égrenant les heures et les demi-heures, tiraillements dans les jambes, lassitude dans les épaules ...
"Lève -toi, prends ton sac et marche"...Les enfants attendent le bus sur la place du Foirail, notre hôtesse Françoise passe nous saluer en coup de vent: ses élèves de 10-11ans l'attendent avec des yeux qui pétillent de curiosité, elle est aussi directrice et part chaque matin avec un grand bonheur...l'enseignement, le plus beau métier du monde...rendez-vous est pris pour juillet 2015. Avis à la Troupe du Blé Vert et aux amateurs de théâtre et musique: de bons moments culturels à passer dans le village de Brioux!

Tartines grillées, confiture de prunes,vaisselle ...
On ferme la porte et on dépose les clés dans la boîte aux lettres comme souvent...

Le chemin nous appelle, une sente crayeuse sous un tunnel vert d'aubépines, d'érables champêtres,de frênes...de temps à autre, par une trouée, nous apercevons de beaux champs d'escourgeons jaunissants, de blés verts, de petits pois en fleurs...Dans un enclos, des tombes pyramidales protestantes exclues des cimetières catholiques suite à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV. À Melle, un mur séparait dans le cimetière, catholiques et protestants finalement admis au 19è sur le même terrain...Y aurait-il deux paradis là-haut ???
Chemin des pèlerins, route de Compostelle, rue de Galice ou d'Espagne...des bornes jacquaires à partir de La Villedieu...On ne peut plus se tromper cette-fois!
Nous y  saluons Ste Madeleine en sa petite église et adossons nos sacs contre son portique ombragé pour croquer la baguette. Depuis Poitiers, les églises sont ouvertes et souvent un livre d'or exprime quiétude, recueillement,foi et intentions des pèlerins de passage. Nous y lisons parfois un nom déjà connu. Il y a beaucoup de Belges...

 À Salles-les-Aulnay, la belle petite église annonce sa grande sœur située deux km plus loin par son porche d'entrée roman fleuri de marguerites et de signes du zodiaque. Nous voudrions admirer le chevet...il se cache, bien restauré , dans le jardin d'une jolie maison de pays, propriété d'un couple d'anglais ! Il n'est pas rare ici de croiser des volants à droite, des enfants roux...La Guerre de Cents ans fut finalement gagnée par le roi de France grâce à Duguesclin mais les descendants des Plantagenet  se sentent toujours dans leur fief par ici...Et cela permet la rénovation de très jolies demeures cherchant acquéreurs...

Une petite camionnette Renault blanche s'arrête et une dame me raconte qu'elle est partie l'an dernier à Compostelle avec son mari depuis Melle: 57 jours de bonheur...Elle vient d'ouvrir un gîte. L'hospitalité est contagieuse chez les pèlerins!

Nous débouchons bien échauffés  sur la place Aristide Briand d'Aulnay et j'entends une petite voix chevrotante appeler "les pèlerins ". Sur son seuil, une dame voûtée nous a repérés et agite déjà la clé du gîte. Nous entrons dans la cuisine où son mari est prêt à tamponner les credenciales tandis que la préposée remplit consciencieusement pour la municipalité le reçu de notre paiement. Ah, l'administration française dans toute son humble efficacité!...
L'aimable dame nous entraîne ensuite vers la petite maison aménagée pour recevoir 6 pèlerins; tout est propre, lessiveuse et séchoir, douche et frigo.
Nous sommes heureux de revoir la belle église romane St Pierre de la Tour entourée de son vieux cimetière et de sa croix"hosannière "du XVè couverte de buis lors du dimanche des Rameaux. Un cimetière mérovingien fouillé récemment a été magnifiquement réaménagé avec des phrases de Mère Teresa et de beaux carrés de plantes médicinales regroupées selon les maladies traitées. Une promenade de planches raconte l'histoire gallo-romaine d'Aulnay et la présence d'un temple hexagonal en ce carrefour de voies, Bordeaux-Autun-Lyon...
Donjon, pigeonnier avec 2000 boulins,courses au Coop ...Au gîte,un pèlerin sort de la douche: Gérard vient d'Angers et...il est éleveur de pigeonneaux...comme Jean-Yves rencontré au gîte de Melle deux jours avant...ah, mais ils se connaissent bien. Sa femme qui fait des tronçons de St Jacques avec une amie lui a donné envie de partir et comme il est jeune retraité, il vient de se mettre en route avec une tente. Il a 4enfants et 6petits-enfants...on discute de la vie, du Chemin tout en soupant et puis dodo dans le petit dortoir à l'étage.

Très longues sentes blanches encore mais sans haies à travers des champs immenses de blés, de tournesols et de ...pavots rose pâle. Dans les petits villages de pierre, on nous propose de l'eau, une dame nous parle de coréens, de danois qui sont passés l'an dernier devant sa porte...À côté de l'église St Vivien de Église d'Argenteuil, la municipalité a installé un toit,une table et deux bancs pour les pèlerins et même un préposé à l'ouverture de l'église qui raconte des blagues sur les Belges. "Heureusement qu'y a les pèlerins qui écrivent des messages car on n'a plus guère de messes ici", nous dit-il. L'an dernier, une famille de neuf enfants dont huit filles est passée...alors il a appelé le maire et ils ont fait une photo pour le journal. Cette fois, c'est lui qui nous prendra en photo devant le beau porche démangé par les siècles.
Petits et moyens châteaux blancs, maisons de maître charentaises, rivières,lavoirs rue des Lavandières, villages fleuris de roses trémières,  moulins sur la Boutonne, minoterie, silos,mairies-écoles, vastes potagers bien garnis, éoliennes et petites stations d'épuration par lagunage remplie de roseaux...Nous posons le sac devant la petite église romane  de Poursay-Garnaud: les portes sont grandes ouvertes et le Seigneur y est présent.

Les derniers km sous la chaleur sont monotones et enlaidis par une triste zone commerciale à l'entrée de ST Jean d'Angély. L'accueil au Centre Culturel Européen de l'abbaye royale de St Jean d'Angély nous récompense des dernières heures : une cellule avec douche( ce que n'avaient sans doute pas les prisonniers installés ici après la Révolution ). On pourrait écrire un thriller sur ce lieu fondé en 817 par le petit-fils de Charlemagne, Pépin d'Aquitaine. La relique de la tête de St Jean-Baptiste fut confiée aux moines clunisiens, puis elle disparut lors du pillage des Vikings et réapparut en 1010, elle fut alors enchâssée dans un reliquaire d'argent inséré dans la nouvelle construction gothique. En 1562, elle brûla avec tout le monastère détruit par les Protestants. En 1741, un nouveau chantier assez chaotique se termina avec la construction d'une imposante façade d'église à deux tours surmontées d'un dôme . Grandeur et décadence des abbayes mais aussi des reliques, objets de foi, de mysticisme, de commerce et ...de haine.

Bienvenue dans ce beau cadre aux enseignants qui souhaitent organiser et participer à des rencontres européennes sur des thèmes fort intéressants! Cela me tenterait bien encore mais l'heure de la retraite a sonné...Le thème des Chemins de St Jacques comme facteur d'unification européenne retiendra cependant mon attention pour le mois qui vient...

Nous sommes au cœur d'une bien jolie petite ville piétonne avec des petites places ombragées et un bâti ancien du XVè  en colombages ou XVIIè de pierres très blanches taillées avec jolies ferronneries...hélas, quelques vitrines vides et des commerces à remettre comme dans beaucoup de centres historiques. Il est bien difficile de revivifier ces coeurs anciens quand on a développé de longues zones commerciales à l'extérieur des villes.
Une assiette charentaise et son vin de Pays nous ravigotent sur la place de la Halle.

La vie quotidienne du couple pèlerin

Le soir, Michel ronfle alors que j'écris ou lis encore pour décompresser mais le matin, dès que sonne le réveil, l'heureux pèlerin saute du lit et tout fringant part acheter sa baguette Tradition dans la boulangerie repérée la veille. Il met chauffer l'eau sur son petit camping-gaz de luxe et sert deux tasses de Nescafé. La confiture a été étudiée avec soin sur son étagère du Coop :poids, prix, qualité, conditionnement...pourrons-nous vider le pot en une fois? Emporterons-nous le reste ? L'abandonnerons-nous dans le frigo, sur la table, la poubelle?...Le miel n'est-il pas plus léger ?...quel dilemme! Il y a aussi la bouteille de jus...un litre à engloutir le matin!...
Le ventre "bien calé"...le jacquet peut prendre sac et bourdon le cœur serein et joyeux même par 25 degrés à 8h du matin...la "jacquette" sort plus difficilement de sa torpeur et déplie avec lenteur les jambes qui devront affronter l'étape du jour. La trottinette se remet ensuite en route...

Le rituel de la pause-dîner est plus complexe encore ...Entre 11h et 12h, apparaît le petit creux, le manque de carburant. Souvent, un petit endroit charmant se présente  comme un banc ombragé, un tronc d'arbre au soleil, un joli lavoir...Mais, il est trop tôt pour dîner...un fruit fait notre affaire pour parcourir encore au moins 5 km. Et c'est là que ça se corse. Lorsque les jambes se dégonflent totalement et que l'estomac se loge dans les talons, plus de banc, plus de soleil ou d'ombre, la terre bien dure, le talus d' orties, les ronces épaisses ...ici?plus loin? On avance encore...et puis finalement on s'écroule contre le plus beau tronc avec tiques ou le sac à dos posé sur l'herbe...dans un bois...rempli de moustiques...Pas terrible la baguette au répulsif ! La loi de la vexation universelle veut qu'on trouve une aire de pique-nique 200 mètres plus loin...Le confort est parfois au rendez-vous quand une table s'ajoute au banc, on peut parler de luxe s'il y a poubelle et robinet d'eau potable et c'est Byzance lorsqu'un wc public homme/femme/enfant/handicapé avec lavabo et papier se présente au chevet d'une jolie église romane...Bravo la France pour ces beaux équipements!
Il faut signaler que le fauteuil, le divan, le sofa, la chaise-longue...n'existent plus pour le pèlerin, mobiliers introuvables dans  les gîtes et chambres du Chemin...



Belle étape de sentes très blanches entre champs mais aussi dans les bois bienvenus avec la température croissante. La pêche est dégustée devant le porche admirable de l'église romane de Fernioux après avoir grimpé dans la lanterne des morts du XIIè, allumée à chaque décès dans la paroisse. Le site est merveilleux: un vallon verdoyant, une petite mairie pimpante, quelques maisons de pierre, un vieux cimetière, des parterres de fleurs esthétiques, un escalier blanc somptueux, des panneaux informatifs...135 habitants. Nous apprendrons que cette petite commune s'est enrichie grâce à une double aire de pique-nique sur l'autoroute...Du coup développement des infrastructures culturelles et l'impôt symbolique de 1euro pour les villageois...Inutile de chercher à vous y installer...
Un tracteur, la fourgonnette jaune de la facteur...
Nous admirons encore la petite église éclatante de blancheur dans son cimetière au milieu des champs à La Frédiére, puis Juic et enfin St Hilaire de Villefranche. La CH l'Antan qui accueille les pèlerins se trouve heureusement en retrait de 20 m par rapport à la départementale...Nous frappons à la grande porte sous le vieux porche de pierre et entrons dans un jardin rempli de fleurs, de jardinières, de tables ombragées...Mr François Vinet nous propose une bière et nous parle avec deux amis de chasse aux chevreuils et aux bécasses (ah, les bécasses cuites à la ficelle!), de ramassages d'escargots bordés (ah, les escargots marinés!), de cueillettes de bolets et de morilles (ah, les cachettes secrètes qu'on tient pour soi...même qu'Untel, il est mort sans les révéler à ses quatre fils...).
Cette ancienne ferme appartient à sa famille depuis 1640 et les dépendances ont été aménagées en CH, gîtes et accueillent aussi des ouvriers qui travaillent sur divers chantiers à La Rochelle ou Royan...Ses frères et cousins fabriquent encore du Cognac et du Pineau grâce aux vignobles familiaux..son épouse, Marie-Hélène, un peu plus jeune, travaille comme assistante sociale dans une Institution pour enfants du juge : ils ont entre 5 jours et 7 ans. Elle est présidente de l'association départementale de St Jacques. Elle aime la déco et accumule une brocante impressionnante. Elle revient rapidement souper avec nous avant de travailler de nuit à Saintes. Cocktail à base de cognac et de jus d'orange épicé, melon charentais, cassolettes de veau, fraise et vin du chais familial...
Bon café et cake maison au déjeuner ...Donativo...


La Saintonge est bien aujourd'hui dorée comme la présente les dépliants touristiques. Épis mûrissants, chemins et pierres blanches, tuiles cuivrées, mirabelles, prunelles et cerises juteuses,graminées blondes....Notre peau dore aussi dans le grand four traditionnel solaire ou plus agréablement avec chaleur tournante...Les villages de Douhè et Foncouverte nichés entre de belles forêts un peu boueuses  méritent une petite halte pour leurs petites églises romanes, un château XVIII è et un aqueduc romain reliant Angoulême et Saintes, un golfe, un haras et déjà ... Saintes alanguie de part et d'autre de la Charente. Arc romain et rives aérées, banc avec vue panoramique sur la blanche cité ...c'est aujourd'hui le summum du luxe pour casser la croûte!!!
Un aller-retour en bus permet de retrouver rapidement chez décathlon la bonne veste imperméable perdue ( il en reste une  semblable à ma taille au rayon des soldes, me dit la gérante ...) et une nouvelle paire de bottines pour remplacer les précédentes dont la doublure est trouée à hauteur du talon.

Saintes porte bien son nom et l'après-midi nous fera circuler de St Palais à l'abbaye royale des Dames sur la rive gauche à la cathédrale St Pierre (exposition magnifique sur le pèlerinage à Compostelle) sur la rive droite et à  l'église St Eutrope avec crypte romane sombre et profonde abritant le sarcophage de ce 1er évêque de la ville venu de Grèce à la demande du 3ème pape de Rome pour évangéliser cette contrée ou même peut-être d'origine perse et contemporain du Christ, décapité ici pour avoir converti Eustelle, la fille du prince païen locale. Le reliquaire du chef de St Eutrope se trouve sous l'autel dans l'abside supérieure entourée de chapiteaux romans étonnants dont de belles sirènes et des animaux africains...L'ensemble est classé depuis 1998 par l'UNESCO au patrimoine mondial comme le Chemin de St Jacques. C'est  d'ailleurs dans une petite annexe de ce lieu sacré aménagé en Halte Jacquaire que nous logerons avec trois pèlerines et un pèlerin. Deux arrivent du Mont St  Michel et les deux autres arrivent de Chôlet en Vendée et s'arrêtent ici pour cette année. Nous sommes accueillis par la présidente d'honneur de l'Association locale,initiatrice du gîte en 2002 après s'être rendue 7 fois à Santiago ...Échange sympathique d'expériences en partageant riz et pâte ...
Ronflements, soupirs, craquements,polochon, moustiques...

Après avoir longé les berges verdoyantes de la Charente durant 1500m, nous obliquons vers le Sud et parcourons durant plus de 20km un chemin crayeux parfois herbeux à flanc de coteaux couverts de blés ondoyants et de vignes. À la différence d'hier, le paysage est largement ouvert et les arbres sont rares. Pour la pause...ce sera la terre à l'ombre d'un noyer avec vue sur les champs et la Nationale Saintes/Bordeaux en contrebas de la colline.

Pons, c'est avant tout un énorme donjon de 30m datant du XIIès,bien utile à l'époque de la guerre de Cents ans aux portes de l'Aquitaine. Bien avenant aujourd'hui, il accueille les touristes,même anglais, et les pèlerins qui y reçoivent tampon et code d'entrée à la Halte Jacquaire. La cité assise sur son éperon dominant la Seugne renferme bien des ruelles, portes, remparts, moulins,distillerie pittoresques...mais surtout à un km du rocher, à la sortie du bourg, un hôpital des Pèlerins du XII è et son Jardin médicinal entièrement rénové, exceptionnel sur le Chemin et donc classé en 1998 au Patrimoine mondial. Nous les visitons avant de nous installer dans le beau rez-de-chaussée d'une maison voisine et nous pensons,émus, à tous nos prédécesseurs accueillis et soignés avec des indigents grâce à la générosité du Seigneur de Pons et des différents ordres religieux qui se dévoueront en ces lieux avant qu'ils ne deviennent grange, école pour jeunes filles, prison...en piteux  état. Le passage des pèlerins depuis les années 80 a suscité bien des restaurations de lieux oubliés par les municipalités et bien des élans de générosité. Il est étonnant pour nous d'être à la fois spectateur et partie vivante de ces expositions où l'on nous regarde, nous interroge ("la Belgique, ah oui quand même...") ou nous encourage d'un "Buen Camino"...

De borne en borne saintongeaise, nous partons en direction de Mirambeau par des chemins champêtres et boisés. À hauteur de l'abbaye de la Tenaille bien cadenassée nous quittons le chemin pour rejoindre à 3 km le gîte qui nous accueille pour la nuit. Un couple nous laisse les clés de cette maison bien équipée et récemment rafraîchie située à l'arrière d'un hangar de brocante. Nous sommes heureux d'y déposer les sacs remplis des victuailles achetées la veille à Pons...le couple nous raconte avant de nous quitter que la belle abbaye aperçue a été acquise avec mille hectares de parc et de vignes autrefois puis morcelées par les fils du propriétaire à court d'argent puis vendue à un américain qui néglige l'ensemble; l'église est classée mais nous avons vu d'énormes trous dans le mur d'enceinte effondré sous le poids d'arbres déracinés ...quel désastre !
France/Honduras-3/0

Le temps s'est rafraîchi et le vent océanique souffle sur les coteaux ourlés de vignobles. Pique-nique tout confort sur une petite aire à côté de la mairie-école de Pleine-Selve. Sur la départementale que nous longeons durant 300m, nous affrontons un flot continu de Camping-car grand confort conduit par des couples de notre âge...Nous pensons à notre petit sac à dos...Comme le coucou, nous irons dormir dans le nid d'un autre ce soir...Tiens, on ne l'entend plus ce compagnon...est-il reparti dans un pays lointain après avoir pondu?...
Le temps se réchauffe rapidement et les vignerons-vigneronnes s'activent à fixer les sarments feuillus et brillants sur les tendeurs.Pins maritimes, châtaigniers, chênes-lièges, genêts ,petites exploitations viticoles...Nous quittons la Charente et entrons en Gironde, dans les côtés de Blaye comme la demi bouteille de vin que nous a aimablement laissée un pèlerin belge de 75 ans hier chez Mme Lucas à St Aubin-de-Blaye. André revenait de Santiago à pied par les départementales et nous ne l'avons donc pas croisé. Merci à toi et santé!

2 commentaires:

  1. Coucou les amis ! Je viens d'enregistrer un commentaire mais je pense avoir fait une mauvaise manoeuvre. Je disais donc que je vous enviais d'avoir le courage de vivre cette aventure qui semble tellement au-dessus de tout ! Ensuite j'espère que vous pourrez voir le match de ce soir (et on croise les doigts tous ensemble...), et enfin vous nous manquez au tennis... bisous

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  2. Que d'images splendides enregistrées par vos yeux... Vous ne reviendrez sans doute pas indemnes ou transformés de ce périple unique. Mais comment fais-tu, Marie-Françoise, pour tant écrire (au terme de journées si harassantes) à l'aide du clavier minuscule de l'e-phone (?) de Michel ?
    Bon courage quand même à tous les deux !
    Lieve&Jacques

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